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Arrivée à Kaslo par bateau

Interview de Roy Green
Roy Green sur le pont des marchandises du SS Moyie
Départ des Prairies

J'ai donc envoyé un mot au grand-père pour lui annoncer que je me mettais en route. Il m'a répondu par télégraphe qu'il serait enchanté de me voir et j'ai donc acheté un billet pour le trajet de Moose Jaw à Kaslo. Le trajet de Moose Jaw au pied du lac fut très plaisant. On venait juste de faire passer la ligne de chemin de fer par le col Crow's Nest. Les wagons étaient en très bon état. Il y avait un wagon-restaurant et on y mangeait très bien. Je m'étais contenté de mes casse-croûte entre Eyebrow et Moose Jaw et le voyage par le col fut donc très plaisant. J'ai trouvé très excitant de traverser les prairies et de voir arriver les contreforts des Rocheuses. C'était la première fois que je voyais les montagnes. J'étais terriblement excité à la vision de ces contreforts, un avant-goût de ce qui allait suivre. Je crois que je n'ai pas quitté le panorama des yeux entre les contreforts et l'arrivée à Kuskanook par le col Crow's Nest. Le passage du train au bateau fut assez amusant. C'était la première fois que je voyais un bateau à vapeur de la taille du Nasookin. Ce magnifique bateau avait trois ponts et était d'un concept relativement nouveau à l'époque. Il y avait beaucoup de passagers à bord du train et un grand nombre devaient passer sur le bateau. Il y a eu une grosse bousculade sur le quai de Kuskanook. On entendait le grincement des wagons à marchandises, les ronflements de la locomotive et le brouhaha des passagers qui quittaient le bateau pour prendre place sur le train en direction de l'est. Quant à moi, je descendais du train avec les autres passagers pour monter à bord du bateau en direction de l'ouest. Dans la cohue, il fallait trouver ses bagages et ne pas oublier tous les autres paquets qu'on transportait. L'excitation venait aussi du fait qu'avec cette escale, nous commencions un nouveau chapitre de notre vie, et aussi que le paysage, les gens et le voyage étaient si différents de ce qu'on connaissait.

Le Nasookin

Quoi qu'il en soit, nous sommes montés à bord du Nasookin vers 4 heures et demie de l'après-midi, en partance pour Nelson. Après le voyage en train, il était bon de faire un peu de toilette. J'avais quelques habits propres dans ma valise et j'ai donc pu me laver, changer de vêtements et me débarrasser des habits sales et pleins de suie que j'avais portés durant le voyage en train. Le gong annonçant le dîner retentit et nous nous sommes vus assigner nos places à table. Le Nasookin était un véritable palace flottant et la salle à manger était vraiment très bien conçue. Elle pouvait accueillir environ 80 convives en même temps. Le linge resplendissant de blancheur, tous les couverts en argent et l'élégance des stewards dans leur veste blanche, avec leur serviette sur l'avant-bras! Des gars plein de style. Ils avaient tous l'air très professionnels. L'aventure m'intimidait un peu parce que, comme je l'ai déjà signalé, je ne suis pas d'une famille riche. Nous avons vécu dans la pauvreté durant la plus grande partie de ma vie et c'était là une toute nouvelle expérience pour moi. C'est pourquoi j'étais un peu éberlué. J'avais très peur de me rendre un peu ridicule face à d'autres personnes qui avaient déjà beaucoup voyagé et savaient ce qu'il fallait faire. En particulier, je savais qu'elles n'auraient aucune difficulté à se servir de l'argenterie. Mais je me suis vite calmé grâce aux stewards qui semblaient reconnaître facilement l'éventuelle nervosité de certains passagers. Les stewards peuvent percevoir ce genre de chose très facilement. Le moment de passer commande arriva donc. J'ai commandé quelque chose qui, selon moi, pouvait faire une bonne entrée. Le steward s'est parfaitement occupé de moi. Quand je me montrais hésitant, je me retrouvais avec le bon ustensile à la main au bon moment. Je ne savais pas que le menu était conçu pour que les convives puissent commander la quantité de nourriture qu'ils voulaient. Lorsque les stewards ont insisté pour que je ne prenne pas seulement un ou deux plats mais toute la série proposée, j'ai suivi leurs conseils. J'avais 21 ans à l'époque et après avoir passé la plus grande partie de ma vie à moitié affamé, j'appréciais cette occasion de faire bonne chère. Pour un dollar et demi, j'ai pu manger tout mon saoul durant la moitié du trajet entre Kuskanook et Nelson. Pour couronner le tout, lorsque le steward m'a demandé ce que je voulais pour le dessert, j'ai consulté le menu et me suis laissé tenté par l'inconnu : un morceau de tarte aux pommes à l'anglaise. J'en savais assez sur les tartes aux pommes pour savoir qu'un bout de fromage irait très bien avec. J'ai donc demandé « tarte aux pommes à l'anglaise, s'il vous plaît, avec un morceau de fromage ». À ma grande surprise, la tarte aux pommes arriva accompagnée d'un gâteau au fromage. Un gâteau au fromage tout rond. Il devait bien peser dans les huit kilogrammes. Avec une pelle à pâtisserie. « Servez-vous Monsieur », me pria-t-il. C'est le plus gros morceau de fromage que je ne me suis jamais servi dans ma vie. Je n'ai pas pu le terminer mais je lui ai tout de même bien fait honneur.

Le bras ouest

Bon. C'était à l'automne. Le crépuscule tombe vite sous ces latitudes et nous avions tout notre temps. Nous devions arriver au quai de Nelson à 9 heures du soir. La nuit tomba vers 6 heures parce que nous étions dans l'ombre des collines. Nous avions tout le temps de converser, de nous promener, de faire connaissance avec les autres passagers. Je les ai tous trouvés très bien. Toutes les classes sociales étaient représentées. Je notais de nombreux aristocrates du vieux monde venus en visite ou pour s'établir. Tous des gens fort charmants. Nous sommes entrés dans le bras ouest qui, à l'époque, n'était que peu habité; principalement des exploitants de vergers, quelques bûcherons et quelques fermiers salariés. Il n'y avait pas de routes. Les bateaux prenaient donc les passagers sur les rives et les amenaient en ville, et vice-versa. Dans la noirceur de la nuit, nous avons aperçu avec joie, de la fenêtre de nos cabines, la lueur jaunâtre des lampes à kérosène et des bougies sur les berges du lac. J'imagine que de nombreux pionniers qui habitaient le long du trajet avaient convenu avec l'équipage du bateau de laisser leurs lumières allumées pour qu'elles servent de repère aux pilotes qui menaient leur bateau le long de la rivière. Celle-ci était en effet plutôt difficile à naviguer. Elle formait des barres de sable qui n'arrêtaient pas de se déplacer; or, le bateau avait un tirant d'eau considérable. Pas le tirant d'eau excessif d'un navire hauturier mais entre 1,5 et 1,8 m et le capitaine, le barreur, devait bien sûr être très très prudent. Le passage du bras était balisé avec des bouées, des bouées lumineuses, et les capitaines le connaissaient suffisamment bien pour que le danger de s'échouer reste faible. Mais comme je le disais, les pionniers laissaient toujours une lumière allumée pour aider l'équipage.

L'arrivée à Nelson

Nous sommes arrivés à Nelson à 9 h, à peu près à l'heure, et on aurait dit que la moitié de la population de Nelson s'était rendue sur le quai pour accueillir le train de passager. On pouvait distinguer quelques calèches tirées par des chevaux, certaines avec des sièges latéraux, d'autres de type voiture. Les conducteurs criaient à la ronde le nom de l'hôtel vers lequel ils tentaient d'attirer des passagers. Personne ne m'avait conseillé quoi que ce soit en termes d'hébergement. J'ai entendu un vieux type qui criait juché sur un de ces véhicules attelés. Il invitait les passagers à aller au Royal Hôtel. Royal me faisant bonne impression, je suis monté à bord et me suis retrouvé dans un endroit qui ressemblait plus ou moins à un taudis. Mais il était trop tard pour faire demi-tour et j'ai été amené dans une chambre au dernier étage, avec une seule fenêtre munie de barreaux, au-dessus de ma tête. J'ai poussé la table de toilette contre le mur pour monter dessus, regarder à travers les barreaux et essayer d'imaginer le scénario en cas d'incendie. J'ai constaté qu'il n'y avait rien que le vide sur une hauteur de trois étages. De toute façon, je n'aurais pas pu passer à travers les barreaux. J'ai donc somnolé avec inquiétude, sans pouvoir détacher mon esprit de l'idée que les hôtels en bois, en particulier les plus vieux, ont une fâcheuse tendance à brûler. Finalement, le jour s'est levé et j'ai passé la moitié de la journée à Nelson, jusqu'à 4 heures et demie de l'après-midi, heure du départ du bateau pour Kaslo.

Le Kuskanook

J'ai pris le Kuskanook entre Nelson et Kaslo. Le bateau est parti à 4 heures et demie et nous sommes arrivés à Kaslo le soir à 9 h. J'ai trouvé le voyage très agréable. J'ai pris un autre dîner à bord. C'était charmant, et il y avait beaucoup de gens à bord qui se rendaient en ville. Je savais que si j'allais en ville, je rencontrerais des gens d'une façon ou d'une autre. J'étais de l'Est, un peu curieux, et je n'avais pas été informé du code de l'Ouest selon lequel il faut saluer les gens et être amical, mais ne pas leur demander quelle est leur profession ni d'où ils viennent. Il faut simplement les prendre comme ils sont. Mais je n'étais en aucune façon trop indiscret et j'avais décidé de me faire autant d'amis que possible au cours de ce voyage. Et c'est ce qui s'est passé, j'y suis fort bien parvenu! J'ai rencontré quatre ou cinq charmantes personnes et lorsque je leur ai parlé de ma destination et de ma famille, elles se sont faites encore plus aimables et accueillantes.

Nous nous sommes arrêtés aux endroits habituels le long du lac puis nous sommes arrivés à la pointe, en face de Kaslo - la pointe Lighthouse -, et la ville est apparue. J'étais abasourdi. Je pensais arriver dans une ville de cinq ou six cents habitants, vous savez. Je tombais des nues. Il y avait des lumières suspendues, les rues étaient éclairées, l'endroit avait l'air moderne et j'avais l'impression d'arriver dans une métropole semblable à New York.

Excursions

Les différents groupes religieux organisaient régulièrement des pique-niques. Les hôtels aussi. Parfois, à voir la foule sur les quais prête à s'embarquer pour un pique-nique, on aurait dit que tout le monde quittait la ville. Les sorties se déroulaient au nord du lac, à la rivière Fry, à la rivière Campbell, au lac Mirror, à Ainsworth, à Riondel, à la mine Blue Bell, à Procter ou à la baie Pilot. Autant de sites populaires pour les pique-niques. CFCP assurait un très bon service de transport sur le lac avec leurs vapeurs à une roue. On pouvait affréter un vapeur à une roue pour une journée pour une centaine de dollars. Il s'agissait d'un dépôt qui n'était pas remboursable. Si la météo devenait mauvaise et qu'il n'y avait pas suffisamment de gens inscrits, on perdait les 100 dollars, mais le système restait quand même bon marché puisqu'on pouvait accommoder jusqu'à 300 passagers. Ces sorties étaient très plaisantes pour les enfants comme pour les parents. Ils aimaient se retrouver ainsi et ces pique-niques étaient des sorties formidables pour les jeunes. Des tout-petits aux adolescents. Il y avait beaucoup d'échanges. C'était l'occasion pour les parents de papoter. Tout le monde appréciait de pouvoir sortir un peu de la ville.

Visiter Nelson

Je n'ai pas encore mentionné Nelson, mais cette ville fut le centre de nombreux événements tels que des régates, des matches de hockey ou de football, etc., etc. Les jeunes gens qui voulaient aller d'un endroit à l'autre n'avaient qu'à affréter un bateau ou prendre une des navettes régulières. Ils n'optaient pas souvent pour la navette parce que l'horaire voulait qu'elle quitte Nelson à 4 heures et demie. Cela ne leur laissait pas beaucoup de temps en ville et les obligeait souvent à interrompre leurs activités. Ils préféraient donc affréter un bateau pour le retour. Je me souviens d'avoir participé à des sorties en groupe de 20 à 30 personnes pour aller faire la fête à Nelson, probablement à l'occasion de la fête du Canada, d'une régate ou d'un autre événement. C'était une façon très agréable de se retrouver. Nous aimions le trajet et nous aimions retrouver nos amis à bord du bateau. Nous organisions parfois des pique-niques mais nous avions aussi plaisir à déguster les repas servis à bord. Nous nous divertissions habituellement beaucoup à Nelson et le voyage du retour était un peu différent. Le retour avait généralement lieu tard dans la soirée, ce qui permettait à la fête de bien se terminer. Certains se trouvaient une place dans le salon principal, d'autres dans le salon des dames, un couple se retirait parfois dans l'une des cabines et deux ou trois autres couples se réfugiaient sous le pont-promenade, derrière les quartiers de l'équipage. Quelques personnes trouvaient aussi refuge sous les canots de sauvetage. La fête avait donc vraiment pris fin une fois tous les passagers montés à bord. Parfois, cela n'arrivait pas souvent mais j'en ai été témoin, une ou deux personnes à bord sortaient un instrument de musique - un ukulélé, une mandoline - [paroles inarticulées] et ils jouaient un peu de musique sur laquelle les gens dansaient dans le salon des dames. C'était toujours très plaisant. Nous arrivions chez nous à une heure décente, probablement entre 10 et 11 heures du soir. Des rassemblements très plaisants.

Le sauvetage du SS Moyie

À cette époque, le service de transport sur le lac avait pris fin. La construction de la route jusqu'à Lardeau avait permis aux petits camions d'accéder à cette partie du pays. Les routes, les ponts et l'arrivée des camions sonnèrent le glas des voyages en bateau à vapeur sur le lac, tout comme l'avait fait la route entre Kaslo et Nelson une fois terminés les travaux de terrassement autour de la falaise de la rivière Coffee. La route vers Lardeau terminée, nous disposions d'une voie d'accès ininterrompue vers l'extérieur, en particulier à partir de Nelson jusqu'à Gerrard, à l'extrémité nord de la vallée de la Lardeau. Il y avait donc des relents de retraite dans l'air. On sentait que de profonds changements s'en venaient. Nous savions que les navettes en bateau sur le lac allaient bientôt être supprimées. J'ai donc ralenti un peu et finalement, le Moyie a été retiré de la flottille.

Le vieux vapeur à une roue avait été lancé en 1898 et avait donc navigué pendant 60 ans. Le bateau commençait à montrer de sérieux signes de fatigue. Il n'y avait plus grand-chose dans la région sur le plan commercial. Les barges n'effectuaient que de rares services. Le bruit courrait que le bateau allait être retiré de la circulation. Certains habitants autour du lac étaient cependant d'avis que le Moyie devait être conservé puisque c'était le dernier vapeur à une roue à être exploité sur le lac. Une campagne fut lancée pour sauver le bateau. Cette campagne fut dirigée par un homme [Noel Bacchus] qui vivait au bord du lac et qui avait utilisé les services du bateau pendant 40 ans comme liaison entre son domicile et le monde extérieur. La Chambre de commerce s'intéressa à l'affaire. CFCP a finalement accepté de vendre le vieux bateau aux habitants de la région. Les dirigeants de la compagnie exigeaient seulement que le titre de propriété du bateau soit cédé à un organisme qui pouvait assurer de demeurer propriétaire. Ils vendirent donc le bateau à la Ville de Kaslo pour la somme nominale d'un dollar.

AUDIO: Roy Green, juillet 1979 - Partie 1 de 8

Description du fichier audio : Roy Green raconte son arrivée à Kaslo à bord d'un vapeur à une roue, décrit les différents bateaux et le sauvetage du Moyie.

Roy Green, à gauche, avec quelques visiteurs du Moyie

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Départ des Prairies

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AUDIO: Roy Green, juillet 1979 - Partie 2 de 8


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Le Nasookin

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AUDIO: Roy Green, juillet 1979 - Partie 3 de 8


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Le bras ouest

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AUDIO: Roy Green, juillet 1979 - Partie 4 de 8


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L'arrivée à Nelson

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AUDIO: Roy Green, juillet 1979 - Partie 5 de 8


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Le Kuskanook

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AUDIO: Roy Green, juillet 1979 - Partie 6 de 8


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Excursions

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AUDIO: Roy Green, juillet 1979 - Partie 7 de 8


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AUDIO: Roy Green, juillet 1979 - Partie 8 de 8


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Le sauvetage du SS Moyie

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Le sauvetage du SS Moyie

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